Foyer ouvert, foyer fermé: esthétique vs efficacité
La cheminée à foyer ouvert, cheminée d’antan, reste fidèle à la tradition. Elément de décoration à part entière, ce type de cheminée symbolise la convivialité, offrant ainsi le traditionnel spectacle de la vision du feu. Adaptés aux cheminées encastrées, semi-encastrées, centrales, en épi et adossées, les foyers ouverts disposent d’un socle en pierre placé en aplomb du conduit. L’alimentation se fait manuellement et représente une importante consommation de bois, sous forme de bûches ou de briquettes. L’inconvénient est que l’autonomie est de trois heures et que seule 10 % de la chaleur est sauvegardée dans la pièce. Cependant, les constructeurs ont tout prévu.
Ainsi, l’intégration d’un récupérateur statique de chaleur dissimulé sous une plaque en fonte, d’un récupérateur à eau en remplacement du chauffage central ou encore d’un insert, permet de pallier le manque de chaleur.
Manque dont ne souffre pas le foyer fermé, véritable appareil de chauffage pouvant garder jusqu’à 70 % de la chaleur. La construction de ce modèle passe par l’installation d’un foyer comprenant une chambre de combustion en fonte ou en acier ainsi qu’un avaloir raccordé au conduit d’évacuation des fumées. La décoration extérieure ne représente ainsi qu’un habillage préfabriqué ou artisanal. Fonctionnant au bois ou au gaz, le foyer fermé assure le réchauffement de l’air grâce aux ouvertures placées en haut et en bas de l’habillage et à un thermostat programmable. Disposant d’une porte simple, de trois faces avec une ouverture ou relevable, le foyer fermé possède une autonomie de dix heures et peut chauffer plusieurs pièces. En somme, le pari de l’efficacité.